A propos des élections européennes, le comité exécutif souligne la distance croissante qui sépare les travailleurs et les citoyens des institutions européennes dont le Conseil européen qui rassemble les chefs d’État et de gouvernement des États membres. Il affirme que les partis anti-européens, d’extrême droite, xénophobes et autoritaires n’offrent aucune solution. Ces partis sont dangereux et le comité exécutif les rejette totalement. Il revendique la mise en place de politiques favorables à l’emploi et protectrices des travailleurs, des droits des peuples et du modèle social européen. Les exigences et les propositions de la CES sont exposées dans son « Contrat social pour l’Europe » et dans son vaste plan d’investissement européen.

La déclaration commune AFL-CIO / CES considère qu’augmenter les échanges commerciaux entre les USA et l’Union européenne peut contribuer à une croissance qui stimule la création d’emplois de qualité et à une prospérité partagée des deux côtés de l’Atlantique à la condition que le projet soit envisagé et conduit de manière transparente, démocratique et axé sur ces objectifs.

Hormis ces deux moments forts qui ont fait l’objet d’âpres discussions, le comité exécutif a également fait le point de la campagne de la CES « Une nouvelle voie pour l’Europe » et du processus d’examen partagé des politiques budgétaires des États membres dans le cadre du semestre européen.

Le comité exécutif a approuvé une résolution définissant la position de la CES sur le nouveau programme quinquennal de la Commission sur la migration et a donné mandat au secrétariat de la CES sur deux points, l’un pour entamer les négociations du prochain programme de travail des partenaires sociaux 2015-2017 et l’autre pour prendre les mesures nécessaires afin d’assurer la participation effective des syndicats dans le processus de création de normes sociales.

Le comité exécutif a rejeté catégoriquement la proposition de directive de la Commission européenne sur les sociétés unipersonnelles à responsabilité limitée.