Ce programme vise à coordonner et encourager les actions pour une meilleure égalité sur le marché du travail et dans la société en général. Si ce point semble être une priorité pour les citoyens européens cela ne se traduit pas par une action de l’Union européenne. Notamment le retrait par la CE de la proposition de révision de la directive sur le congé de maternité qui était de prolonger la durée du congé légal d’au moins 14 à 18 semaines avec plein traitement.

Il est également demandé une directive pour déterminer une durée de congé de paternité adéquate (de deux semaines à un mois) qui soit obligatoire et rémunérée, qui garantisse la protection de l’emploi et prévienne la perte de sécurité sociale et des droits à pension.

Comme le souligne la Commission européenne, instaurer des règles de jeu équitables au niveau européen en matière de congé de paternité pourrait contribuer à considérablement réduire la discrimination à l’égard des travailleuses qui ont donné naissance ou adopté un enfant et à améliorer la participation des femmes au marché du travail.

Des propositions sur les pistes législatives possibles pour une action européenne sont à proposer sur les domaines suivants : congé de maternité, congé de paternité, congé parental, congé pour les aidants proches qui travaillent et organisation flexible du travail. Un rapport a également été présenté sur l’impact de la crise sur l’égalité des sexes.

Il en ressort que la crise économique a fragilisé les progrès accomplis au cours des 20-30 dernières années. Dans un certain nombre d’États membres, les mesures d’austérité, imposées souvent sans consultation appropriée des partenaires sociaux, n’ont pas inclus d’évaluation de l’impact selon le genre et ont eu un effet extrêmement négatif sur la quantité et la qualité de l’emploi des femmes. Le rapport sur les inégalités de pension fait apparaître un écart de 40 %. Les femmes âgées sont particulièrement en danger d’exclusion.

L’indice d’égalité de genre, mis au point par l’institut européen sur l’égalité entre les femmes et les hommes montre que l’UE ne se trouve qu’à mi -chemin vers l’égalité et que l’évolution par État membre et par domaine (travail, finance, connaissance, temps, pouvoir et santé) a été très inégale depuis sa dernière mesure en 2013 .Il a été calculé qu’à ce rythme, 70 années seront nécessaires avant que l’égalité femmes-hommes ne devienne une réalité.

La représentante de la confédération des travailleurs islandais nous a également présenté sa démarche pour surmonter l’écart de salaire entre les femmes et les hommes. C’est l’aboutissement d’un travail entre les partenaires sociaux qui a été mené depuis 2008 par une commission technique, un groupe de travail aidé par des experts. L’objectif était de créer un système de mesure pour s’assurer que les femmes et les hommes travaillant pour le même employeur devaient être payés à un salaire égal et profiter d’une même durée de travail, en éliminant également toute forme de discrimination.

Néanmoins en rappel au mouvement du 24 octobre 1975, où les femmes d’Islande quittaient leur poste pour se réunir à Reykjavik. Déclaré depuis le Jour de congé des femmes (“Women’s Day Off”). Les Islandaises ont appelé le lundi 24 octobre, par réseaux sociaux à cesser le travail à 14h38 à l’appel de nombreuses associations pour le droit des femmes et de syndicats comme l’ASI (Confédération islandaise du travail) pour manifester contre l’inégalité salariale.

Pourquoi 14h38 précisément ? Car c’est l’horaire à partir duquel elles travaillent gratuitement en comparaison avec les salaires des hommes.

Ce mouvement a inspiré également les féministes françaises le 7 novembre, malheureusement sans concertation avec les organisations syndicales qui œuvrent depuis longtemps dans les entreprises et auprès du gouvernement pour que soit respecté les lois qui nous régissent sur l’égalité salariale. Une action commune sera peut- être d’actualité 8 mars 2017, journée de la femme nationale.