Cette matinée a été consacrée à la financiarisation de l’entreprise et à ses conséquences sur le travail avec deux intervenants :

• Olivier Favereau, professeur émérite de sciences économiques à Paris 10 Nanterre et au Collège des Bernardins, auteur du rapport de l’OIT sur les impacts de la financiarisation de l’économie sur les entreprises et les relations de travail,

• Denis Pennel, directeur général de la confédération mondiale des services des emplois privés (CIETT) et auteur de « Travailler pour Soi, Quel Avenir pour le Travail à l’Heure de la Révolution Individualisée ».

Le premier exposé a permis de vérifier que la financiarisation de l’économie n’était pas un mythe, avec pour conséquence des objectifs de gouvernance seulement centrés sur la rentabilité du capital financier.

Le deuxième exposé a surtout constaté les changements de pratique du travail qui va de plus en plus vers du travail ponctuel, intermittent et indépendant.

Les deux exposés, bien que partant d’angles différents aboutissent à la conclusion qu’un changement de gouvernance est nécessaire pour mieux prendre en compte l’apport du facteur travail ainsi que l’importance de trouver d’autres sécurités au travailleur qu’un CDI qui de toute manière est totalement dénaturé.

L’UNSA a demandé comment prendre aussi en compte les questions territoriales (environnement, intérêts collectifs du lieu de production, fiscalité…) et comment financer les nouvelles protections des citoyens qui seraient seulement ponctuellement au travail ?

Les deux intervenants ont abondé dans l’idée d’une gouvernance partagée entre les différents acteurs de l’entreprise.

La prochaine réunion de la commission 144 aura lieu le 7 juillet et portera sur les questions environnementales.

http://www.ilo.org/paris/publicatio...