En Union européenne, le taux d’emploi des femmes atteint 69,2 %. Cependant, environ un tiers d’entre elles travaillent à temps partiel (soit un pourcentage quatre fois plus élevé que chez les hommes). En cela, la hausse du taux d’emploi féminin constitue un objectif majeur de l’Union européenne qui s'était fixé, avant la crise, un objectif de taux d’emploi féminin de 75 % à l’horizon 2020 (Stratégie UE 2020).

De son côté, La Confédération européenne des syndicats (CES) s’engage résolument à parvenir à l’égalité entre les femmes et les hommes, considérant que l’égalité des chances entre les femmes et les hommes est le principe fondamental d'une société équitable. La CES s’emploie à promouvoir les droits des femmes ainsi que l’égalité entre les femmes et les hommes sur le marché du travail et dans la société en général. L’action de la CES porte notamment sur l’égalité des rémunérations, la qualité de l’emploi, la participation des femmes dans la prise de décisions, la conciliation de la vie professionnelle, privée et familiale, et les conditions de travail à domicile, en société et dans les syndicats eux-mêmes.

C’est ainsi qu’en décembre 2016, la CES a réaffirmé que « les travailleurs doivent être en mesure de combiner leur vie professionnelle et leur vie privée de manière à répondre aux besoins des parents, des enfants, des aidants proches et des personnes à charge ». Suite à la consultation des partenaires sociaux par la Commission européenne qui s’est engagée à présenter en 2017 de nouvelles propositions destinées à faciliter la vie de travailleurs sous pression et de leurs familles, la CES lui a fait part d’un certain nombre de revendications : En termes de législation :

• La révision de la directive maternité afin de garantir un congé d’au moins 18 mois à plein traitement, une meilleure protection contre le licenciement et des facilités pour toutes les femmes leur permettant de poursuivre l’allaitement indépendamment de leur statut professionnel ; • Une directive relative au congé de paternité garantissant un congé pour les pères et une protection de l’emploi ; • La révision de la directive sur le congé parental afin d’offrir une rémunération adéquate et une plus grande flexibilité et de permettre aux hommes de s’impliquer pleinement dans la vie de leurs enfants ; • Une nouvelle directive sur le congé des aidants proches et l’accès à un soutien professionnel abordable. Sur le lieu de travail : • Une organisation flexible du travail donnant aux travailleurs – en particulier les parents – davantage de contrôle de leur temps et assurant l’égalité salariale et des opportunités de carrière pour les femmes ; • Des conventions collectives avec les syndicats au niveau national ou de l’entreprise afin de trouver des solutions répondant aux besoins des travailleurs.